« Les affaires sont les affaires » est une comédie dramatique acérée d'Octave Mirbeau, publiée en 1903. La pièce dépeint la figure emblématique d'Isidore Lechat, un homme d'affaires parvenu et sans scrupules, dont l'existence est entièrement vouée à l'accumulation de richesses et de pouvoir. Magnat de l'industrie et de la finance, Lechat considère tout, y compris sa propre famille, comme un instrument au service de ses ambitions. Il cherche à marier sa fille Germaine à un marquis ruiné pour obtenir un titre nobiliaire, et son fils Xavier, frivole et dépensier, est voué à reprendre l'empire familial. Cependant, la volonté de ses enfants entre en collision avec ses plans. Germaine aime secrètement un jeune homme pauvre, Lucien Garraud, tandis que Xavier se révèle incapable d'assumer les responsabilités imposées par son père. Mirbeau livre une critique féroce du capitalisme sauvage et de l'hypocrisie bourgeoise de la Belle Époque, montrant comment l'obsession de l'argent corrompt les relations humaines et détruit les âmes. Le drame familial se mêle à la satire sociale pour offrir un portrait intemporel de la rapacité et de la vanité humaine, où même la mort ne parvient pas à ébranler l'implacable logique des affaires.
Critical Reception
"Considérée comme une pièce majeure du répertoire théâtral français, « Les affaires sont les affaires » est une satire cinglante du capitalisme et de la bourgeoisie de la Belle Époque qui a rencontré un succès retentissant dès sa création."
Adaptations
« Les affaires sont les affaires » a été adapté au cinéma en 1942 par Jean Dréville, avec Pierre Larquey dans le rôle d'Isidore Lechat.