Gustav Meyrink, de son vrai nom Gustav Meyer, est né à Vienne en 1868 d'une mère actrice et d'un père baron. Après une jeunesse passée dans diverses villes d'Europe, il s'installe à Prague en 1889 et fonde une banque. Un événement mystérieux en 1891, où un livre d'occultisme lui est glissé sous la porte alors qu'il contemplait le suicide, le pousse vers l'étude de l'ésotérisme, de la Kabbale et de l'alchimie. Accusé à tort de fraude en 1902, sa carrière bancaire s'effondre, le poussant à se consacrer entièrement à l'écriture. Il devient un auteur reconnu pour ses nouvelles fantastiques et satiriques, puis pour ses romans empreints de mysticisme, dont le plus célèbre est « Le Golem » (1915). Ses œuvres explorent les profondeurs de l'âme humaine et le surnaturel, souvent dans le cadre envoûtant de Prague. Il décède en 1932 à Starnberg, en Allemagne.
«Le monde extérieur est un rêve d'une nuit d'été, mais l'intérieur, c'est l'éternité.»
«L'homme n'est pas un être complet, mais un pont que l'on doit franchir pour atteindre ce que l'on est.»
«Quand une chose est mystérieuse, cela veut simplement dire que nous ne la comprenons pas encore.»
Le style de Meyrink est caractérisé par un fantastique teinté de mysticisme, de symbolisme et d'occultisme. Il mélange habilement le grotesque, le macabre et le satirique, créant des atmosphères oniriques et souvent oppressantes. Sa prose est élaborée, imagée et parfois absconse, plongeant le lecteur dans des réalités déformées où le monde visible se mêle aux dimensions ésotériques et aux quêtes spirituelles profondes.