« Malpertuis » plonge le lecteur dans l'univers sombre et énigmatique de la demeure éponyme, une bâtisse labyrinthique où le temps semble s'être arrêté. Le jeune Jean-Jacques Grimoire se retrouve soudainement héritier d'une fortune colossale à la condition de résider parmi d'étranges locataires, tous liés par un testament excentrique du défunt patriarche Cassavius. Ces figures excentriques et menaçantes, des hommes et des femmes dont les visages portent les marques d'une souffrance ou d'une folie indicible, semblent prisonnières d'un pacte ancestral et de mystérieux desseins. À mesure que Jean-Jacques explore les méandres de Malpertuis et les profondeurs de l'âme humaine de ses occupants, une vérité indicible commence à se révéler. La nature de ces êtres n'est pas ce qu'elle semble être, et les murs mêmes de la maison recèlent les vestiges d'une puissance primordiale et blasphématoire, bien au-delà de la compréhension humaine. Entre fantastique, horreur gothique et mythologie revisitée, Jean Ray tisse une toile glaçante où les frontières entre le réel et le cauchemar s'estompent, menant à une confrontation inéluctable avec des entités venues d'un autre âge, des dieux déchus enfermés dans des corps d'hommes.
Critical Reception
"Considéré comme un chef-d'œuvre incontournable de la littérature fantastique et gothique du XXe siècle, « Malpertuis » est constamment salué pour son atmosphère oppressante et son exploration vertigineuse des mythes, se maintenant en librairie depuis sa publication initiale."
Adaptations
Une adaptation cinématographique notable a été réalisée en 1971 par Harry Kümel, avec Orson Welles dans un rôle clé.