Héritier d'une lignée prestigieuse mais désormais éteinte, Jean des Esseintes, dernier représentant de la famille, a mené une vie de décadence assumée à Paris. Cependant, lassé et dégoûté par la futilité de la société de son temps, il décide de se retirer discrètement dans sa demeure de campagne. Son intention est de consacrer le reste de ses jours à la contemplation esthétique et intellectuelle, loin de l'humanité qu'il juge répugnante. Entouré d'œuvres d'art raffinées et de littérature classique, Des Esseintes s'adonne à des expériences excentriques : il cultive un jardin des plus singuliers, compose ses propres parfums inédits et explore d'innombrables facettes de l'intellectualisme. Sa bizarrerie culmine avec l'achat d'une tortue, qu'il fait recouvrir d'or et de pierres précieuses, au détriment fatal de l'animal. Au fil de l'œuvre, Des Esseintes se remémore des moments uniques, étranges et parfois débauchés de son existence, tandis que son régime alimentaire excentrique et ses habitudes de sommeil irrégulières finissent par avoir raison de sa santé. Finalement, il est confronté à un choix brutal : retourner à Paris pour recevoir des soins professionnels ou périr prématurément. Dans les derniers instants du roman, il compare son retour forcé à la société à celui d'un athée contraint d'embrasser une religion qu'il ne peut supporter.
Critical Reception
"Œuvre emblématique de la littérature décadente et symboliste, "À rebours" est une pierre angulaire qui a profondément influencé l'art et la pensée de la fin du XIXe siècle."