Jean-Michel Sallmann, né en 1943, est un historien français éminent, spécialiste de l'histoire moderne, en particulier de l'histoire coloniale du Nouveau Monde et des sociétés d'Ancien Régime. Ancien élève de l'École Normale Supérieure de Fontenay-aux-Roses et agrégé d'histoire, il a été professeur à l'Université de Paris X-Nanterre. Ses recherches portent principalement sur l'histoire des mentalités, la sorcellerie, les croyances populaires et les contacts culturels dans les mondes coloniaux (Brésil, Caraïbes). Il a une approche transdisciplinaire, intégrant l'anthropologie à ses analyses historiques, ce qui lui permet d'éclairer les dynamiques complexes des sociétés qu'il étudie. Auteur prolifique, il a contribué de manière significative à la compréhension des phénomènes coloniaux et des imaginaires collectifs.
«Il est impératif de comprendre les mondes coloniaux non comme des entités monolithiques, mais comme des espaces de négociation et de confrontation constante entre des cultures et des visions du monde différentes.»
«L'histoire des mentalités nous invite à plonger dans la complexité des imaginaires collectifs, à saisir comment les hommes du passé percevaient et construisaient leur réalité.»
«La colonisation est avant tout une histoire de contacts, souvent violents, mais toujours féconds en termes de transformations mutuelles des sociétés impliquées.»
Son style d'écriture est caractérisé par sa clarté, sa rigueur analytique et son érudition. Il parvient à synthétiser des informations historiques complexes et des cadres théoriques pointus pour les rendre accessibles. Il manie une prose élégante, alliant la précision académique à une capacité narrative qui rend ses œuvres captivantes pour un public averti.