Né en 1688 à Paris, Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, plus connu sous le nom de Marivaux, est un dramaturge et romancier français majeur du XVIIIe siècle. Issu d'une famille de la petite noblesse, il fait des études de droit avant de se tourner vers la littérature. Ses premières œuvres sont des romans, mais c'est surtout le théâtre qui lui apporte la célébrité. Il est un collaborateur régulier du Théâtre-Italien, pour lequel il écrit la plupart de ses comédies, caractérisées par un dialogue subtil et une analyse psychologique fine. Élu à l'Académie française en 1742, il fréquente les salons littéraires, notamment celui de Madame de Tencin. Son œuvre explore les méandres du cœur humain, la naissance du sentiment amoureux et les conventions sociales. Il meurt à Paris en 1763, laissant derrière lui une œuvre théâtrale et romanesque qui continue d'être étudiée et jouée.
«Le chemin le plus sûr pour se perdre est de croire qu'on sait le sien.»
«Quand on veut être heureux, il faut être un peu fou.»
«On ne peut pas aimer sérieusement sans être quelquefois un peu ridicule.»
Le style de Marivaux est caractérisé par sa finesse psychologique, l'élégance et la subtilité de son dialogue. Il utilise des jeux de langage sophistiqués, des périphrases et des euphémismes pour exprimer les émotions naissantes et les hésitations amoureuses. Son écriture est empreinte d'une ironie délicate et d'une observation minutieuse des nuances sentimentales. Il excelle dans l'art de révéler progressivement les sentiments intérieurs des personnages, souvent à travers des quiproquos et des malentendus.