Jules Amédée Louis d'Aurevilly, dit Barbey d'Aurevilly, né en 1808 et décédé en 1889, fut un écrivain, journaliste et critique littéraire français. Figure emblématique du dandysme et de la littérature décadente, il a forgé une œuvre profondément originale et souvent sulfureuse. Issu de la noblesse normande, il a traversé une jeunesse tumultueuse avant de se tourner vers une littérature imprégnée de ses convictions catholiques et de son goût pour le mystère et le mal. Son écriture est marquée par un style flamboyant et une exploration des passions humaines, de la damnation et de la rédemption, qu'il dépeint avec un lyrisme sombre. Polémiste redoutable, il a défendu une vision aristocratique et intransigeante de l'art et de la société, laissant une empreinte indélébile sur la littérature française.
«Le Dandy doit aspirer à être sublime sans interruption. Il doit vivre et mourir devant un miroir.»
«Le Mal est ce qui est éternellement neuf, éternellement jeune, éternellement vivifiant.»
«Il n'y a de grand que le mystère.»
Son style est caractérisé par une prose riche, flamboyante et précieuse, souvent archaïsante, empreinte d'un lyrisme romantique teinté de mysticisme et de décadence. Il manie l'ironie cinglante, le paradoxe et l'emphase, créant une atmosphère souvent oppressante et énigmatique. Sa narration est psychologique, explorant les profondeurs du mal et de la passion, avec une prédilection pour le fantastique, le grotesque et les tourments moraux.