Louis Poirier, plus connu sous son nom de plume Julien Gracq, est un écrivain français né le 27 juillet 1910 à Saint-Florent-le-Vieil et décédé le 22 février 2007 à Angers. Agrégé de géographie et professeur de lycée, il a toujours maintenu une distance vis-à-vis du milieu littéraire parisien, préférant l'anonymat de sa vie provinciale. Son œuvre, influencée par le surréalisme, le romantisme allemand et la mythologie, se caractérise par une écriture poétique et une exploration des paysages intérieurs et extérieurs. Il a marqué l'histoire littéraire par son refus du prix Goncourt en 1951 pour "Le Rivage des Syrtes", affirmant sa conception intransigeante de la littérature, loin des institutions et des honneurs. Sa production, bien que peu abondante, est d'une grande densité et d'une richesse stylistique exceptionnelle, le plaçant parmi les auteurs majeurs du XXe siècle.
«La mer est partout, au-delà des dernières maisons de la ville, au-delà des dunes plates.»
«L'avenir est une chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait. Il faut aller le chercher.»
«Il n'y a pas d'œuvres maudites, il n'y a que des œuvres mal lues.»
Son style est caractérisé par une prose riche, exigeante et souvent qualifiée de "poétique" ou "incantatoire". Il emploie des métaphores audacieuses, des descriptions détaillées et sensorielles de paysages, une syntaxe complexe et un vocabulaire précis, parfois archaïsant. L'atmosphère de ses œuvres est souvent onirique, énigmatique et empreinte d'une lenteur majestueuse, explorant les frontières entre le réel et le merveilleux, teinté de romantisme noir et de surréalisme.